Voici une description simple des actions des neurotransmetteurs durant la méditation :

image avec un corps stylisé et un cerveau en méduse artistiquement bleuté

Cet article fait suite à l’article produit la semaine passée.

D’abord voyons les effets des ses neurotransmetteurs.

1. L’acétylcholine module l’activité du système nerveux parasympathique. Elle régule les fonctions corporelles telles que la respiration et la digestion. Cette acétylcholine stimule la méditation.

2. La dopamine est souvent associée à la récompense et à la motivation. La méditation augmente son effet. La dopamine facilite la motivation. Cela veut dire qu’une personne ayant une dopamine élevée sera plus motivée à faire une méditation. Comme on le voit, c’est une boucle fermée. La dopamine augmente avec la sensation de bien-être et de satisfaction qui peut être ressentie après une séance de méditation. Mais aussi, à travers la méditation, le cerveau apprend à sécréter et développer une motivation dirigée par la volonté.

3. La méditation de pleine conscience régule la noradrénaline. Ce neurotransmetteur facilite la relaxation, la diminution de l’anxiété et de la dépression. Elle augmente la vigilance et son attention dans le cerveau. En méditant, la personne apprend au cerveau à être plus vigilant et plus attentif. Et donc, il apprend à gérer la noradrénaline autant que son attention.

4. Nous associons la sérotonine à l’humeur et à l’anxiété. Le neurotransmetteur augmente son impact par la méditation. Le cerveau libère la sérotonine pour faciliter la relaxation, diminuer de l’anxiété et de la dépression. Un sentiment de bien-être et de bonheur se développe chez le pratiquant.

5. La méditation stimule l’effet de GABA (acide gamma-aminobutyrique). C’est un neurotransmetteur inhibiteur. Le cerveau en libérant ce neurotransmetteur inhibiteur durant la méditation, facilite la relaxation, la diminution de l’anxiété et de la dépression, et l’augmentation de la sensation de calme et de tranquillité. Mais, ce qui se passe en même temps, c’est que la méditation apprend au cerveau à contrôler l’effet de l’acide gamma-aminobutyrique.

L’adrénaline : un boost utile mais…

6. Face à la question de l’anxiété et du stress, c’est l’adrénaline qui est la réponse. Comme nous subissons une menace, le corps libère l’adrénaline. Elle gère pendant la période où nous sommes sous stress, la sensation de calme, et de sérénité. C’est donc intéressant. J’insiste sur le fait qu’il s’agit d’une sensation de calme… C’est-à-dire que le corps module la sensation de stress pour pouvoir réfléchir, préparer la réponse, mais il n’est pas au calme. La machinerie corporelle se prépare, le rythme cardiaque augmente, les muscles se préparent… Quand on y pense, c’est paradoxal que la méditation fasse appel à ce transmetteur de combat, fuite, ou inhibition. Pour le comprendre, il faut comprendre la méditation. Durant la méditation, le calme est recherché. L’environnement est calme, et choisi souvent pour cela. Quand il y a une perturbation extérieure qui vient troubler le moment, l’adrénaline est sécrétée. Car l’évènement ne cadre pas avec ce qui est prévu. Le cerveau perçoit cela comme une menace, un désagrément, il libère l’adrénaline.

Mais, il y a deux gros défauts à ce neurotransmetteur.

Le premier, il ne peut pas être libéré en grosse dose, et en continu. Sinon, des défaillances ont lieu. C’est un peu comme un avion de chasse, il vole au kérosène normalement de quantité normale. Mais, en cas d’attaque, le chasseur doit avoir une réserve de puissance, cela lui fait sortir de la zone dangereuse, et reprendre sa mission. En gros, pour avoir cette accélération, l’avion brûle plus de carburant, et abîme plus fortement ses tuyères, son moteur… C’est pareil, l’adrénaline va imposer des efforts au corps qui ne peut pas tenir à long terme ce régime. La méditation apporte une solution, un peu paradoxale. Le fait de vouloir être au calme rend toute distraction même faible, stressante. C’est un stress de bas niveau. Le cerveau réagit à cela comme à une agression normale. Il libère l’adrénaline pour donner au corps la possibilité de réagir rapidement. Mais, comme la situation est calme, et le stress de bas niveau. La quantité libérée est faible. Le cerveau corrige rapidement, en trouvant d’autres moyens pour réagir. Au fur et à mesure, le cerveau apprend à faire moins appel à l’adrénaline, et à encore plus faible quantité que d’habitude. Donc, la méditation apprend au cerveau à devenir moins dépendant à l’adrénaline. Le cerveau développe plus seulement l’impression de calme, et sérénité donnée par ce neurotransmetteur. Il apprend à gérer le niveau de stress, et sa perception. La personne va vers une réelle sensation de calme et sérénité par cet apprentissage à long terme.

Les neurotransmetteurs sont complexes et interagissent souvent les uns avec les autres. Donc, il est rarement intéressant d’en prendre un en se disant que nous améliorons notre mental. Lors d’une méditation, nous jouons avec ses nombreux aspects et de leurs effets sur le corps et l’esprit. Et cela est plus intéressant.

Prenons l’exemple d’Hamed qui médite :

1. Plus Hamed désire se concentrer, plus il pousse son cerveau à faire agir l’acétylcholine. Pendant la méditation, son désir et son cerveau font agir l’acétylcholine. Celle-ci favorise la concentration, et la mémoire à court terme. Et donc, une boucle se fait jour, il se concentre, et l’acétylcholine va faciliter de plus en plus la méditation. Et sa volonté apprend à mobiliser son effet. L’acétylcholine aide à se concentrer sur son souffle, et à garder en mémoire son intention de méditer.

2. La méditation de Hamed, libère la dopamine dans son cerveau. Ce neurotransmetteur favorise l’association à la récompense, et la motivation. Hamed par cette action de volonté, favorise en retour la poursuite de la pratique méditative.

3. Hamed tente de rester alerte et vigilant et face aux distractions extérieures et intérieures. Or, lors de ce comportement méditatif, Hamed met en jeu la noradrénaline. Celle-ci travaille sur sa capacité d’éveil, et sa volonté de persévérance dans l’acte voulu.

4. Hamed par sa méditation réduit les niveaux de stress. La méditation libère la sérotonine. Son effet régule l’humeur et son anxiété.

5. Le GABA est associé à la régulation de l’excitation neuronale et à la relaxation. Hamed par sa méditation, le cerveau libère le GABA. Cela va aider Hamed à réduire les niveaux de stress et d’anxiété et à se sentir plus détendu.

6. L’adrénaline est liée à la réponse au stress et à l’activation de la lutte ou la fuite. Hamed en faisant de la méditation, libère l’adrénaline face aux distractions externes ou aux pensées perturbatrices. Ces libérations sont faibles. Mais au fur et à mesure qu’il va s’entraîner, il aura de moins en moins besoin. Le cerveau apprend donc à se concentrer et à moins réagir au stress.

Photo : Lexica-art@

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