Comment se crée une croyance limitante dans les études

Introduction :

Dans notre parcours éducatif, il est fréquent de rencontrer des obstacles qui nous empêchent de progresser et de réaliser notre plein potentiel. Parmi ces obstacles, les croyances limitantes jouent un rôle prépondérant. Ces croyances, souvent inconscientes, nous enferment dans une perception négative de nous-mêmes et de nos capacités académiques. Nous allons explorer comment ces croyances se forment et comment elles peuvent avoir un impact significatif sur nos études.

Mais avant, il nous faut comprendre comment les émotions apparaissent. Et ensuite comment elles agissent sur notre comportement.

Les émotions prennent naissance dans des structures sous-corticales comme l’amygdale ou le système limbique. Lorsqu’une émotion survient, elle envoie des signaux chimiques et électriques qui activent de nombreuses régions du cerveau, dont le cortex. Cette activation modifie nos perceptions, nos pensées, notre prise de décision et guide nos actions.

Remarque :

Elles agissent donc avant que nous réfléchissions. Et cela est une question de survie. Si un lion bondit, vous devez pas réfléchir, pourquoi il est là. La peur vous submerge. L’adrénaline prépare le corps à l’action. Et le programme lié à cette peur du lion, vous pousse à vous écarter du danger. De la meilleur manière. Dans le meilleur des cas, elles vous ont fait reculer. Mais, l’expérience, le passé, les valeurs que vous avez intériorisé dans le passé, agissent aussi. Le problème est que parfois sans tenir compte de la réalité, du contexte, ou du véritable niveau de menace. « C’est instinctif ».

Donc :

Les émotions déclenchent en effet des programmes d’action automatiques basés sur quelques modèles simples :

  • la fuite face à un danger,
  • le blocage lors d’événements soudains et inattendus
  • l’attaque face à une menace perçue.

Ces réactions primaires ont eu une grande utilité pour la survie de nos ancêtres. Aujourd’hui encore, elles influencent profondément notre comportement. Et ce, même si le cortex et le langage nous permettent ensuite de nuancer et contrôler en partie ces réactions.

Les chocs émotionnels répétés dans l’enfance

Lors de notre enfance, nous sommes souvent confrontés à des situations émotionnelles difficiles. Ces chocs émotionnels répétés peuvent provenir de diverses sources, telles que des échecs scolaires, des critiques constantes ou des comparaisons avec d’autres enfants. Ces expériences négatives créent un déséquilibre émotionnel chez l’enfant, qui peut se traduire par une baisse de la confiance en soi et une perception négative de ses capacités intellectuelles.

Exploration de la naissance des émotions à leurs effets.

L’intériorisation des croyances limitantes

Au fur et à mesure que l’enfant grandit, il intègre ces chocs émotionnels dans sa psyché. Les croyances limitantes deviennent alors partie intégrante de sa perception de lui-même et de ses capacités dans le domaine des études.

Par exemple, si l’enfant a été constamment critiqué pour ses résultats scolaires, il peut intérioriser l’idée qu’il est incapable de réussir académiquement.

La croyance comme réalité psychique

Une fois que ces croyances limitantes sont intériorisées, elles deviennent une réalité psychique pour l’individu. Il les accepte comme étant vraies et immuables. Cette acceptation inconsciente renforce leur pouvoir sur sa vie.

Par exemple, si l’enfant croit qu’il est « stupide » ou « incapable », il percevra toutes les situations liées aux études à travers ce prisme déformant.

L’activation de la croyance limitante

Lorsque les conditions sont réunies, la croyance limitante s’active et influence notre comportement. Mais aussi, transforme nos émotions liés aux études.

Par exemple, si Romuald a intégré la croyance qu’il est « nul en mathématiques », cette croyance se manifestera chaque fois qu’il sera confronté à une équation complexe ou à un problème mathématique.

Cette croyance devient un filtre omniprésent qui limite ses capacités et sa confiance en lui.

L’effet limitant de la croyance

Au fil du temps, l’effet limitant se fait sentir dans tous les aspects de la vie de l’individu. Dans le cas de Romuald, sa croyance limitante l’empêche de prendre des risques académiques. Cela l’influence même dans le fait poursuivre des études dans des domaines qui l’intéressent réellement. Il acceptera n’importe quoi, et surtout si cela vient d’une autorité qui le rassure. Il ne demandera pas l’aide lorsque cela est nécessaire.  » A quoi bon… ». Cette croyance devient un filtre qui restreint ses possibilités et le maintient dans une spirale négative.

L’exemple de Romuald dans ses études universitaires

Prenons l’exemple de Romuald, un étudiant universitaire qui a développé une croyance limitante liée à ses études. Romuald a toujours été passionné par les sciences, mais lorsqu’il était enfant, il a été constamment comparé à son frère aîné. Celui-ci excellait dans le domaine des arts. Les remarques constantes sur ses résultats scolaires en arithmétiques ont créé en lui une croyance profonde qu’il était « nul en maths ». Et attirons tout de suite, l’attention qu’il y a plusieurs domaines dans les mathématiques, qui ne font pas appel aux mêmes besoins. Romuald applique sa croyance sans discernement, ni nuance que ce soit la géométrie, ou l’algèbre. Cette croyance l’a suivi tout au long de sa scolarité et a eu un impact négatif sur ses études universitaires.

Subtilement la croyance de Romuald influence même sa manière d’étudier. « Il n’est pas seulement nul en tout ce qui concerne les mathématiques. » Mais, aussi quand il étudie, il transforme les matières, par réticence, peur, et gain de temps. Il veut éviter de « souffrir » dans les études (principe de la fuite devant la menace). Et donc, il tire des conclusions hâtives. Exemple : La somme des angles d’un triangle font 180°, un rectangle 270°. Inconsciemment, il tire la conclusion erronée que tout les angles que le professeur proposera durant les examens feront 90°. Ainsi, il généralise, évite le temps d’exposition aux « math ». Et réalise la prophétie qu’il échouerait à son examen.

Comment Romuald peut s’affranchir de sa croyance limitante dans ses études

Il est essentiel pour Romuald – et pour toute personne confrontée à des croyances limitantes dans leurs études – de prendre conscience de ces croyances et de les remettre en question.

Voici quelques étapes qu’il peut suivre pour s’affranchir de sa croyance limitante :

Identifier la croyance limitante :

Romuald doit prendre conscience de la croyance qui limite ses études, dans son cas, la croyance qu’il est « nul en maths ».

Remettre en question la croyance :

Romuald doit analyser rationnellement sa croyance et se demander s’il existe des preuves contraires à cette croyance. Il peut chercher des exemples de réussite dans d’autres domaines de sa vie et les utiliser comme preuves pour contester sa croyance limitante.

Changer le langage interne :

Romuald doit substituer les pensées négatives liées à sa croyance limitante par des pensées positives et encourageantes. Par exemple, il peut remplacer « je suis nul en maths » par « je suis capable d’apprendre et de progresser en maths ».

Se fixer des objectifs réalistes :

Romuald doit se fixer des objectifs réalistes et mesurables dans ses études. En se concentrant sur ses progrès plutôt que sur ses échecs passés, il renforcera sa confiance en lui et diminuera l’impact de sa croyance limitante.

Chercher un soutien extérieur :

Romuald peut également bénéficier du soutien d’un coach ou d’un mentor qui l’aidera à identifier et à surmonter ses croyances limitantes. Leur expertise et leur expérience pourront l’aider à développer de nouvelles stratégies pour réussir dans ses études.

Conclusion :

Les croyances limitantes peuvent avoir un impact significatif sur nos études. Elles nous empêchent de réaliser notre plein potentiel académique. En comprenant comment ces croyances se forment et en utilisant l’exemple de Romuald, nous avons pu explorer les différentes étapes du processus. Nous avons également discuté des moyens pour Romuald – et pour vous aussi – de surmonter ces croyances limitantes et de réussir dans vos études. En remettant en question ces croyances, en changeant notre langage intérieur et en se fixant des objectifs réalistes, nous pouvons libérer notre potentiel et atteindre nos objectifs académiques.

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