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Gestion du stress : devenir un étudiant Métacognitif

A black student flies in a cape over an aggressive chessboard.

Introduction

Dans le domaine de l’éducation, nous devons développer des compétences de gestion du stress pour favoriser le bien-être des élèves. Le stress peut avoir un impact négatif sur la capacité d’apprentissage et sur la santé mentale des étudiants. C’est pourquoi, aider les élèves à prendre conscience de leurs distorsions est une étape importante. Ensuite, nous leur apprendrons à les gérer de manière efficace.

Dans cet article, nous vous présenterons la première étape pour aider les élèves à faire face au stress : devenir métacognitif. C’est à dire, repérer les pensées dysfonctionnelles.

Devenir métacognitif : réfléchir à la manière dont on pense.

La première étape pour aider un élève à gérer son stress est de l’amener à devenir métacognitif. C’est-à-dire que l’élève réfléchi, à la manière dont il pense. La métacognition est la capacité de prendre du recul sur ses propres processus cognitifs. Elle permet à l’élève de prendre conscience :

  1. de ses pensées
  2. de ses émotions
  3. de ses comportements.

Cela lui permettra de mieux les comprendre et de les réguler.

Un élèves métacognitif

Pour aider l’élève à devenir métacognitif, vous pouvez lui proposer des exercices d’introspection. Demandez-lui de prendre quelques minutes chaque jour pour réfléchir :

  1. à ses pensées
  2. à nommer ses émotions
  3. à ses réactions face au stress.

Encouragez-le à noter ses observations dans un journal ou un tableau. Cela l’aidera à prendre conscience de ses schémas de pensée et à repérer les pensées dysfonctionnelles qui peuvent être à l’origine de son stress.

Grâce à cela son bien être se développera.

La métacognition, ou la réflexion sur ses propres processus de pensée, est un outil créatif pour le développement du bien-être personnel. En prenant conscience :

  • de ses schémas de pensée,
  • de ses stratégies d’apprentissage
  • de ses méthodes de résolution de problèmes

Un étudiant peut mieux comprendre et gérer ses émotions et réactions. Lorsqu’une personne s’engage dans la métacognition, elle développe une meilleure régulation émotionnelle. Cela lui permet de réagir de manière plus équilibrée face aux défis du quotidien.

Une alternative au jugement.

Ce comportement est une alternative à la critique que l’étudiant connait. Car souvent la critique est l’outil que « tout le monde » utilise instinctivement. Elle mène à l’étiquetage, et la fermeture d’une possible évolution de l’étudiant. Donc, nous devons favoriser plus la prise de conscience.

Cette prise de conscience peut mener à des ajustements comportementaux qui favorisent la résilience et le bien-être.

Exercices d’introspection : repérer les pensées dysfonctionnelles

Les exercices d’introspection sont un outil puissant pour aider les élèves à repérer les pensées dysfonctionnelles qui contribuent au stress. Ces pensées peuvent être des croyances limitantes (voir articles précédents)

  • des interprétations négatives,
  • des événements,
  • des attentes irréalistes.

En aidant l’élève à identifier ces pensées, vous lui permettez de remettre en question leur validité et de les remplacer par des pensées plus positives et réalistes.

Voici quelques exercices d’introspection que vous pouvez proposer à l’élève :

Journal de pensées :

Demandez à l’élève de tenir un journal de pensées dans lequel il note ses pensées automatiques, ses émotions et les événements déclencheurs. Encouragez-le à analyser ces pensées et à identifier celles qui contribuent à son stress.

Tableau des distorsions cognitives :

Invitez l’élève à créer un tableau dans lequel il note les événements déclencheurs, les interprétations, les émotions ressenties, les pensées rationnelles et les résultats de ces pensées. Cela l’aidera à prendre conscience des distorsions cognitives et à les remettre en question.

Dialogue intérieur :

Encouragez l’élève à pratiquer un dialogue intérieur positif. Lorsqu’il se surprend à avoir des pensées négatives ou stressantes, il peut se parler à lui-même de manière bienveillante et constructive.

Par exemple, s’il pense « Je suis nul en maths », il peut se rappeler « J’ai déjà réussi des exercices difficiles, je peux le faire ».

Conclusion

En aidant les élèves à devenir métacognitifs et à repérer leurs pensées dysfonctionnelles, vous leur donnez les outils nécessaires pour gérer leur stress de manière efficace.

La première étape consiste à les encourager :

  • à réfléchir à la manière dont ils pensent
  • à prendre conscience de leurs distorsions cognitives.

Les exercices d’introspection, tels que le journal de pensées ou le tableau des distorsions cognitives, sont des moyens pratiques pour les aider dans ce processus.

En utilisant ces techniques, les élèves seront en mesure de remettre en question leurs pensées négatives et de les remplacer par des pensées plus positives et réalistes. Cela leur permettra de réduire leur stress, d’améliorer leur bien-être et de favoriser un meilleur apprentissage. Alors, n’attendez plus et commencez dès maintenant à aider les élèves à gérer leur stress en les aidant à prendre conscience de leurs distorsions cognitives.

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