La méditation et les profils des pratiquants

 

 

 

La méditation est un comportement particulier.

 

La méditation est un comportement différent des autres, car il est souvent lié au stéréotype de l’immobilité. Mais, c’est justement un état mental que l’on produit, et donc c’est un comportement.

Intention

La méditation de pleine conscience ou autre implique une intention de se connecter avec soi-même, de se concentrer sur le moment présent ou de cultiver une qualité particulière de l’esprit, comme la compassion ou la gratitude. Il ne s’agit nullement de produire un vide mental, qui serait seulement un univers inhumain, mais bien un écosystème d’émotions positives.

Ce comportement mobilise le corps, le cerveau et surtout certaines fonctions comme les fonctions exécutives. La méditation crée chez le pratiquant, un bien-être mental, physique, et lui permet un développement personnel et spirituel.

Je propose donc ici une manière d’approcher la méditation de manière différente. Nous savons que le cerveau a des facilités selon certains canaux, pour appréhender notre réalité psychique, ou permettre au cerveau de travailler de manière optimale.

De ce fait, nous devons d’abord faire un rappel des fonctions exécutives.

Les fonctions exécutives.

 

Les fonctions exécutives sont une somme de compétences mentales qui permettent le P.P.R.O.F. M.A.I. :

  • Planification,
  • Prise de décision,
  • Résolution de problèmes,
  • Organisation
  • Flexibilité mentale
  • Mémoire de travail,
  • Attention sélective
  • Inhibition comportementale.

Ces fonctions sont très importantes dans la méditation.

Pour comprendre comment se fait l’action des fonctions exécutives.

Imaginez que vous décidiez de faire une méditation de pleine conscience. Vous avez lu des livres. Vous avez une approche de ce qu’est la méditation par vos lectures, les conseils de pratiquants plus anciens… Vous avez donc une approche que vous allez tenter de réaliser. J’appellerai cela une forme de parcours, que vous avez en tête.

La mise en action sera donc ainsi ;

  1. Vous allez devoir vous concentrer sur l’activité interne.
  2. Pour cela, c’est nécessaire de supprimer les distractions externes et internes.
  3. La mémoire de travail est mobilisée pour retenir les informations corporelles et les organiser, les ressentis, selon le parcours mental.
  4. Il y a aussi la nécessité d’une grande flexibilité cognitive pour s’adapter aux distractions et à la re concentration qui suit. Ensuite, la flexibilité est aussi sollicitée face à la subjectivité du ressenti par apport au temps qui coule et dans lequel nous devons nous positionner.

Gymnastique mentale

Avec cet exemple, je vous montre comment les fonctions exécutives interviennent pour accomplir des tâches cognitives comme les méditations de pleine conscience, la prière… C’est une réelle gymnastique mentale.

Comme pour le corps, nous avons des facilités avec certaines parties du corps. Ainsi, nous avons certaines personnes qui préfèrent courir, d’autres ont plus facile avec la musculation, d’autres ont des facilités avec les articulations et iront vers la dance…

Ainsi notre cerveau a lui aussi des facilités.

 

PNL et VAKOG

 

La Programmation neuro Linguistique a désigné ces facilités à travers le VAKOG. Le VAKOG est donc une acronyme, qui reprend les 5 sens. Les sens pour rappels sont ce que nous utilisons pour traiter l’information.

• V : Visuel

• A : Auditif

• K : Kinesthésique

• O : Olfactif

• G : Gustatif

Nous avons chacun de ces modes de représentation sensorielle.

De par notre constitution, nous développons un canal privilégié. Ainsi, si un personne est plutôt de type visuel, elle préférera les informations présentées sous forme d’image, de plans. Mais, si vous lui présentez des données sous formes auditives, elle sera moins rapide pour les manipuler, ou les comprendre.

La Programmation Neuro Linguistique met donc de l’importance sur le fait de prendre en compte ces différents modes de représentation sensorielle pour communiquer efficacement, car le cerveau aura difficile ou plus facile de comprendre les informations, et adapter le comportement. Le VAKOG est donc un outil utile pour comprendre la manière dont le cerveau communique ou comprend et adapte son comportement.

Nous proposons donc ici d’utiliser une partie du VAKOG avec les fonctions exécutives, pour créer des profils de méditant. Une partie, car nous développerons que le Visuel, l’Auditif, Kinesthésique.

Cela nous permettra de découvrir les facilités, mais aussi les failles que ses profils auront face à la méditation.

Comment fonctionnent particulièrement les fonctions exécutives en lien avec le concept du VAKOG ?

Les fonctions exécutives agissent sur le comportement. Nous avons vu plus haut que les compétences citées sont essentielles pour réguler et contrôler le comportement afin d’atteindre des objectifs. Le VAKOG lui nous montre que le cerveau a des vecteurs de gestion de l’information qui sont préférentiels, selon l’individu.

En combinant les deux

A) pour un profil visuel, les fonctions exécutives peuvent être affectées de différentes manières :

Pour ce faire, nous allons suivre trois copains : Vincent, Sony, Kevin qui se rendent à une expérience de pleine conscience. Ils sont assis en rond autour d’un guide.

Vincent

Prenons, le cas où Vincent s’assied sur un coussin. Autour de lui, les autres participants s’asseyent aussi. Un pratiquant expérimenté dans la méditation de pleine conscience, donne des consignes, et montre la position de méditation. Le soleil se glisse à travers les voiles, et joue avec la légère poussière. Cela fait comme des points dorés. Les bougies, le rideau rouge, la couleur du bois, le mur blanc… tout cela est très beau.

Il se sent bien, au calme. L’accompagnant donne « un truc » pour entrer en méditation ; Il a parlé de respiration. Vincent visualise bien l’air qui passe dans le nez et il voit bien le mouvement du poumon qu’il doit faire, le ventre … Il a bien visualisé l’explication que la colonne doit être tendue et droite, comme le pratiquant lui a montré en s’asseyant devant lui. Par contre il a pas bien compris la sensation qu’il doit percevoir dans le corps, la décontraction, le relâchement mental …

Il se sent confiant, il a bien une idée de ce qu’il doit faire. Mais, il a pas saisi totalement ce qu’est la méditation. Car dans le fond, ce qu’il a vu est surtout un système proche du yoga, mais passif. Vincent a le choix, soit fermer les yeux, soit les laisser ouverts. Il fait le choix de fermer les yeux pour ne pas être distrait.

1. Planification :

Si l’information n’est pas visuelle, Vincent peut avoir des difficultés à planifier des tâches complexes ou à organiser des informations. Il a besoin de visualiser les étapes nécessaires pour atteindre l’objectif. Donc Vincent voit bien le fait qu’il va se concentrer sur l’air qui entre dans le nez, le mouvement du thorax, du ventre… Il a bien perçu cela. Il aura donc une tendance à se concentrer sur ce détail facile à se représenter, ou une attitude qu’il aura vue. Vincent aura difficile à voir l’ensemble. « Il se concentre sur l’image qu’il doit exécuter, l’air qui entre dans le nez, soulève les poumons…puis le ventre qui entre ». Surtout que la méditation expliquée a un caractère « abstrait », ou difficilement représentable. Mais, par la suite, Vincent ne voit pas très bien ce qu’il doit faire ni perçoit concrètement ce qu’est la pleine conscience. Rassurez-vous, après une ou deux séances, il aura compris.

2. Prise de décision :

Vincent aura tendance à décider selon les apparences plutôt que sur la logique ou la rationalité. Vincent accordera une grande importance à la couleur de la tenue, l’attitude, le décorum, le rituel imagé. Vincent a bien aimé la couleur des bougies, le dessin du bois sur le sol… Il a bien vu la position qu’il doit copier chez le pratiquant avancé. Si cela peut l’aider à entrer dans la méditation, et l’y maintenir. C’est ok. Mais si, cela le distrait ou autre, cela lui posera un problème pour évoluer réellement vers un bien-être méditatif. Par exemple, Vincent voit la poussière voler dans la lumière du soleil, et il la suit, fasciné par les reflets. Cette distraction proviendra d’une préférence pour les informations visuelles plutôt que verbales ou à une tendance à se concentrer sur les aspects esthétiques plutôt que sur les aspects pratiques.

3. Résolution de problèmes :

Vincent est donc assis. Les visuels ont souvent un don pour résoudre des problèmes qu’ils peuvent transposer en images ou des schémas visuels. Mais, cela veut dire qu’ils auront des difficultés des réflexions abstraites ou ce qui nécessitera une compréhension verbale. Il sent que son genou, lui fait mal, il n’arrive pas à comprendre comment relâcher son muscle. Car Vincent ne voit pas comment un muscle se détend. Le pratiquant lui demande de tirer sur sa colonne vers le haut. Cela répartit le poids. Vincent visualise mieux, mais n’a pas encore « compris » ce qu’est le relâchement.

4. Flexibilité mentale :

La difficulté de visualiser un problème, ou un concept peut amener les pratiquants à avoir des difficultés à changer de stratégie ou d’approche lorsqu’un problème ou une situation évolue.

Vincent est face à une distraction extérieure. Il entend un bruit de voiture dans la rue. Il a facile, le son ne le perturbe pas plus. Il se concentre sur l’image de l’air qui entre dans son nez et circule dans son corps. Mais, en se reconcentrant avec les yeux fermé, et en visualisant l’air. Son cerveau ressent la poussière qui lui chatouille le nez.

Il visualise très bien la poussière qui est dans l’air. Il est alors pris dans un conflit de deux visualisations. Il est n’arrive pas à changer de stratégie, surtout qu’il ne voit pas l’idée de relâchement, de prise de recul, mental. Ce blocage peut amener du stress, et donc créer un emballement de réflexions, d’inconfort difficile à maîtriser pour le débutant.

On peut expliquer cela grâce à une préférence pour les routines visuelles ou à une tendance à être inflexible dans leur façon de penser. Inflexible, car l’homme a tendance générale utiliser préférentiellement ce vecteur d’informations.

5. Mémoire de travail :

Vincent a une meilleure mémoire visuelle que verbale. Cela peut lui donner un avantage pour mémoriser des images, des graphiques ou des schémas, mais peut rendre plus difficile la mémorisation de listes de mots ou de nombres. Il se rappelle facilement, l’idée de la respiration. Il y a énormément de schémas qui décrivent les voies de la respiration autour de nous. Vincent l’a vu souvent dans les pharmacies. Cette voie est bien mémorisée, et visualisée.

6. Attention sélective :

Vincent a un profil visuel et donc aura une forte réaction aux stimuli visuels et être facilement distraits par les détails visuels. Cela peut rendre difficile la focalisation sur des tâches qui nécessitent une attention soutenue. Vincent supporte difficilement les yeux fermés, il a tendance à s’endormir, car il s’ennuie. Il ouvre les yeux, et au lieu de fixer un point, il observe la poussière dorée, le jeu des flammes sur les bougies…

Comme pour tous les profils, il y aura une tendance à se concentrer sur les détails plutôt que sur l’ensemble, ou une difficulté à changer de stratégie ou d’approche.

Comment fonctionnent particulièrement les fonctions exécutives pour un profil auditif ?

Les fonctions exécutives sont un ensemble de compétences mentales qui sont impliquées dans la planification, la prise de décision, l’organisation, la résolution de problèmes, la flexibilité mentale, la mémoire de travail, l’attention sélective et l’inhibition comportementale. Ces compétences sont essentielles pour réguler et contrôler notre comportement afin d’atteindre des objectifs.

Voici quelques exemples :

Sony

Prenons, le cas où Sony est assis à côté de Vincent, sur son futon. Autour de lui, les autres participants parlent. Puis, le silence se fait.

Le mentor donne ses consignes, et explique la position de méditation.

Le bruit du tissu sur le bois de la fenêtre est doux. Il entend les pas lent des pratiquants qui se déplacent en chaussette sur le tapis. Le mentor fait le bruit de l’air qui s’échappe du nez, puis il fait une longue inspiration. Cela exprime l’énergie, le calme. Dehors, dans la rue, un oiseau chante. Il se sent bien, dans un havre de paix. Le mentor a parlé de relâchement en exhalant lentement. Il a déjà entendu le bruit, cela lui fait penser à son jogging du matin où à la fin de la course, il expire longuement et peux enfin respirer sans pression.

Par contre lui non plus n’a pas bien compris la sensation qu’il doit percevoir dans le corps, la décontraction, le relâchement mental … Il se sent confiant, il a bien une idée de ce qu’il doit faire. Il a un repère qu’il a mémorisé. Sony a le choix, soit expiré par la bouche ou le nez. Il choisit la respiration par le nez, car il veut être discret. Il fait le choix de fermer les yeux pour ne pas être distrait.

Ceci est peut-être étonnant, mais notre monde encourage la stimulation visuelle. Et donc, le visuel est une approche très stimulée, et donc très réactive. La plupart des personnes dans le monde, plus ou moins 80% sont très visuelles malgré tout.

1. Planification :

Sony un profil auditif peut avoir des difficultés à planifier des tâches complexes ou à organiser des informations verbales. Il a pas compris si il doit commencer par respirer normalement, ou attendre le gong de début de la méditation. Cela peut être dû à une difficulté à entendre les différentes parties d’une tâche ou à une tendance à se concentrer sur les détails verbaux plutôt que sur l’ensemble.

2. Prise de décision :

 

Sony a tendance à prendre des décisions basées sur les informations verbales plutôt que sur les aspects visuels ou sur la logique. Il a donc pas regardé réellement le mouvement que le Mentor faisait avec son ventre, et la main qu’il avait mise sous le thorax. Il se demande comment il doit faire avec le ventre. Il est encore à réfléchir sur ce qu’il va décider, quand la méditation commence. Le stress peut alors le piéger. Les auditifs se concentrent souvent sur les aspects verbaux plutôt que sur les aspects pratiques qui sont décrits par d’autres moyens de communication.

3. Résolution de problèmes :

Sony a bien entendu les informations, et donc lorsqu’il a des crampes dans les jambes. Il a compris qu’un des moyens de résoudre le problème sera d’étendre sa colonne vers le haut, et bien répartir le poids. Mais, il n’a pas compris comment respirer avec le ventre. Il a des difficultés avec des problèmes qui nécessitent une réflexion visuelle ou une compréhension abstraite. Il a une tendance à se concentrer sur les détails verbaux plutôt que sur l’ensemble.

4. Flexibilité mentale :

Les profils auditifs ont parfois des difficultés à changer de stratégie ou d’approche lorsqu’un problème ou une situation change. Sony est enfin arrivé au calme. Mais, à côté Sony distrait, et énervé, par le bruit de la respiration de Vincent, qui s’est mis à respirer plus fort. IL a difficile à se resaisir, car il est aussi distrait par les oiseaux de la rue. Il a difficile à réagir. Il entend dans le couloir plus loin le bruit des paroles, son cerveau tente de comprendre ce qui se dit. Il met du temps à se reconcentrer. Cela peut être dû à une préférence pour les routines verbales.

5. Mémoire de travail :

Tandis que Sony tente de récupérer sa concentration. Il se rappelle les phrases du mentor. C’est comme si le son de sa voix est encore là. Cela lui permet de se rappeler de repères et petits trucs qu’il avait donnés. La mémoire verbale est plus développée que celle de Vincent qui est visuelle. Les auditifs ont un avantage pour mémoriser des listes de mots ou de nombres, mais peuvent rendre plus difficile la mémorisation de schémas visuels ou d’images.

6. Attention sélective :

Comme nous l’avons vu, Sony a une plus forte réaction aux stimuli verbaux et êtres facilement distraits par les sons. Cela peut parfois rendre difficile la focalisation sur des tâches qui nécessitent une attention soutenue, comme la méditation.

Comme on le voit, Vincent et Sony ont participé à la même séance d’information et tentent de pratiquer le même comportement. Mais, en raison d’une préférence pour les informations auditives ou visuelles, ils ont une tendance à se concentrer sur des détails différents. De plus la perspective générale est aussi différente. Ce qui leur donne une stratégie ou une approche différente.

Il est important de noter que chaque personne est unique et que les effets sur les fonctions exécutives peuvent varier en fonction de nombreux facteurs individuels.

Un profil kinesthésique ?

Vincent

Dans la séance où se trouve Vincent, Sony, un autre apprenti méditant est présent. Kévin est assis sur son futon. Ou plutôt il tente, car en observant le mentor, il imite les gestes, les attitudes. Il a mis un large pantalon, des larges manches. De ce fait, il fait des gestes amples. Autour de lui, les autres participants observent. Puis le silence se fait. Le mentor donne ses consignes, et explique la position de méditation. Kevin se met en parallèle au mentor, et tente de mimer la respiration. Il pose des questions pour comprendre le ressenti du Mentor. Il a compris tout de suite le relâchement du corps. Il adore le yoga. 

Kevin perçoit ce qu’il doit faire. Il s’assied, étire ses jambes, positionne son corps, réparti tout de suite les masses et le poids sur ses chevilles.

1. Planification :

Kevin est tellement sûr de ce qu’il doit faire. Il n’a pas planifié son action. Et donc il n’a pas attendu le début de la méditation. Quand le gong sonne, il est perturbé. Il se demande ce qu’il doit faire. Il n’a pas entendu toute la procédure décrite par le mentor. Cela peut être dû à une tendance à préférer les sensations physiques et à laisser les détails expliqués verbalement .

2. Prise de décision :

Kevin a un profil kinesthésique et donc privilégie les sensations physiques. Il préfère les décisions basées sur les sensations physiques et les émotions. Il a très vite conscience de ce qu’il ressent.

Quand le moniteur lui parlait des étapes et montrait la logique de la réflexion, cela ne l’intéressait pas.

Et donc lorsqu’il a eu l’impression que le mentor avait fini, il a réagi de manière assez impulsive en se basant juste sur les informations limitées qu’il a glanées sans vraiment écouter.

3. Résolution de problèmes :

Kevin le kinesthésique est doué pour résoudre des problèmes pratiques. Il aime faire des manipulations physiques ou une expérience concrète. Et donc, il se positionne confortablement sur le futon. Le poids est bien réparti, et ses articulations ne sont plus un problème. Rapidement, il entre dans un état méditatif de relâchement rapidement. Mais, Kevin, quand il parle avec Vincent et Sony a difficile à expliquer ce qu’il a ressenti et comment il a résolu ses problèmes. Car, c’est presque une expérience abstraite, faite de conscience interne, difficile, pour lui à expliquer en mots ou à montrer.

4. Flexibilité mentale :

Le mentor de pleine conscience, après l’expérience assise, propose de faire une méditation basée sur les mandalas. Kevin n’arrive pas à s’adapter, et malgré ses sensations intérieures, il n’arrive pas à trouver de nouveaux repères rapidement. Kevin préfère les routines physiques ou à une difficulté à changer son approche sensorielle.

5. Mémoire de travail :

Kevin la séance suivante, qui a une meilleure mémoire pour les sensations physiques, retrouve très vite ses repères. Dès que le gong sonne, il est déjà en train d’entrer dans la méditation et sait être très conscient de son corps. Il a maintenant facile de mémoriser des schémas physiques ou des routines. Mais, quand les participants répètent des mantras, il n’arrive pas à suivre, car il a difficile avec la mémorisation de listes verbales ou de détails visuels. Il écoute son corps qui est sa force, mais est perturbé par ses chants.

6. Attention sélective :

Kevin lors d’un partage explique une expérience vécue. Lors d’une journée découverte du zen, une méditation japonaise, il s’est assis et à très vite ressenti son entrée en concentration intérieure. Mais, quand un pratiquant arriva dans son dos et donna un petit coup sur son dos. Il fut tellement perturbé, qu’il n’arriva plus à retrouver ses sensations. Ce qui est normal. Car les personnes kinesthésiques peuvent être facilement distraites par les sensations physiques ou les stimuli environnementaux. Donc, Kevin a difficile à focaliser sur des tâches qui nécessitent une attention soutenue.

En conclusion :

1. Donc, comme nous l’avons vu, les fonctions exécutives ont des différences de fonctionnement selon les profils. Les réseaux de neurones sollicités seront sollicités de manières différentes. Nous sommes différents. Le monde nous apparaît différemment.

2. Nous savons donc maintenant que les fonctions exécutives sont impliquées dans la méditation. La méditation est un comportement ‘un peu spécial’ qui implique une attention soutenue et une régulation émotionnelle. La méditation demande un travail de l’attention sélective, de l’inhibition comportementale et de la flexibilité mentale.

Plus loin, on peut établir que la méditation peut être individualisée selon les critères analysés ci-dessus :

Ceci n’est pas une réponse unique, car la méditation peut être pratiquée de différentes manières en fonction des préférences individuelles et des besoins spécifiques de chaque profil.

Mais, nous pouvons malgré tout retirer quelques leçons intéressantes :

  1. Un profil visuel peut bénéficier d’une pratique de méditation qui implique une visualisation mentale. Par exemple il peut se concentrer très facilement sur un point lumineux ou une image mentale. Cela peut aider à se concentrer et à apaiser l’esprit. Une prière qui implique des images mentales peut également être utile pour leur pratique spirituelle.
  2. Un profil auditif peut s’épanouir plus facilement et pratiquer une méditation impliquant la répétition de sons ou de mantras ou d’une méditation qui utilise des musiques douces ou des sons de la nature.
  3. Un kinesthésique aimera une méditation qui est basée sur des mouvements physiques, comme le yoga ou le tai-chi. Plus une pratique de méditation leur permettra de se concentrer sur les sensations corporelles, comme la respiration ou la sensation de la marche, plus il aura facile de s’y retrouver et s’y épanouir.

Mais, en fait tous trois vont devoir apprendre à écouter, percevoir, voir. Car la méditation de pleine conscience est, justement, une pratique de développement.

Personnes uniques, perspectives différentes, but commun.

Il est important de se rappeler que chaque personne est unique. C’est donc important de trouver la pratique de méditation qui convient le mieux à ses besoins et à ses préférences, au départ.

 

Photo : Dall-e

Publications similaires