Les différentes formes de mémoire, pas seulement la mémoire humaine.

Le cerveau humain est équipé de diverses mémoires qui coopèrent pour enregistrer et récupérer une multitude d’informations. Les mémoires ne sont pas confinées à une seule zone du cerveau. Elles sont plutôt dispersées à travers diverses régions et circuits cérébraux. Voici quelques exemples des principales formes de mémoire :

Mémoire sensorielle :

C’est une forme de mémoire à court terme qui retient principalement les informations sensorielles, comme les images visuelles ou les sons, immédiatement après leur perception. Cette mémoire assure une continuité temporelle dans notre expérience sensorielle.

Mémoire à court terme (MCT) :

Également connue sous le nom de mémoire de travail. La MCT est chargée de la conservation temporaire et du traitement des informations requises pour les tâches cognitives en cours.

Par exemple, vous voulez téléphoner. Vous mémorisez la séquence des chiffres du numéro, en les regroupant. Et puis vous faites le numéro. A chaque étape, la mémoire à court terme vous ressort les chiffres. Une fois, cela fait, la mémoire ne maintient plus le numéro d’office dans votre mémoire.

Cela implique la manipulation et l’association d’informations, comme lors de la résolution de problèmes mathématiques.

Mémoire épisodique :

Cette mémoire enregistre des événements personnels et spécifiques de notre existence. Elle nous permet de nous souvenir d’expériences passées. Elle associe des éléments tels que le contexte, le lieu, les émotions et les détails spécifiques.

Mémoire sémantique :

À l’opposé de la mémoire épisodique, la mémoire sémantique conserve des connaissances générales, des faits et des concepts. Par exemple: le fait que Paris est la capitale de la France. C’est une information conservée dans la mémoire sémantique.

Mémoire procédurale :

Aussi appelée mémoire implicite, elle concerne les compétences et les habitudes. Cela comprend les actions automatiques que nous effectuons sans y penser consciemment :

  • marcher
  • conduire
  • jouer d’un instrument de musique.

Mémoire prospective :

Celle-ci nous aide à nous souvenir d’effectuer des actions futures à des moments précis. Par exemple, se souvenir d’aller à un rendez-vous ou de prendre un médicament à une heure déterminée.

Mémoire émotionnelle :

Les souvenirs émotionnels sont généralement bien ancrés. Cette mémoire consiste à conserver des informations relatives aux émotions ressenties dans certaines circonstances.

Mémoire collective :

Les expériences vécues en commun avec d’autres individus participent à la création de souvenirs collectifs. Ceux-ci sont par la suite véhiculés par le biais de la culture, de l’histoire et des traditions. L’individu y contribue, et y fait référence. Mais, c’est le travail collectif qui les inscrit dans la mémoire de la société.

Considérons l’exemple de la phrase néerlandaise :

« Ik hou van je » (ce qui se traduit par  » Je t’aime » en français).

Mémoire sensorielle :

Quand vous entendez ou lisez la phrase « Ik hou van je » pour la première fois. Votre mémoire sensorielle enregistre les sons et les images visuelles associées à cette phrase.

Mémoire à court terme (MCT) :

Pour mémoriser la phrase, vous devez la conserver temporairement dans votre mémoire de travail. Répéter la phrase à plusieurs reprises à voix haute ou dans votre tête peut aider à ancrer cette information dans votre MCT.

Mémoire épisodique :

Si cette phrase est liée à une expérience particulière. Par exemple, une première leçon de néerlandais, les détails de cet événement (l’endroit où vous l’avez appris, les émotions ressenties, etc.) pourraient aider à associer la phrase à un contexte. Ce qui facilitera le rappel ultérieurement.

Mémoire sémantique :

Pour que la phrase soit solidement mémorisée, vous devez comprendre sa signification. Apprendre la traduction en français et établir un lien sémantique entre les deux langues renforcera la mémoire sémantique de la phrase.

Comment créer un lien sémantique ?

Voici quelques démarches pratiques pour créer ce lien :

  • Comprendre la signification : En premier lieu, assurez-vous de comprendre la signification exacte de la phrase dans votre langue maternelle. Dans notre exemple, « Ik hou van je » signifie « Je t’aime » en français.
  • Visualiser des représentations mentales : Imaginez des représentations mentales qui illustrent le sens de la phrase. Par exemple, pour « Je t’aime », vous pourriez visualiser deux individus se tenant par la main ou échangeant des cœurs pour symboliser l’amour.
  • Rechercher des ressemblances phonétiques : Si c’est faisable, cherchez des ressemblances phonétiques ou des sons similaires entre les mots dans les deux langues. Par exemple, « hou » en néerlandais pourrait évoquer le son de « you » en anglais, ce qui peut faciliter la mémorisation du mot.
  • Associer à des souvenirs personnels : Reliez la phrase à des expériences ou des souvenirs personnels. Si vous avez vécu des instants où vous avez dit « Je t’aime » à quelqu’un dans votre langue maternelle, pensez à ces instants en répétant la nouvelle phrase. Cela peut renforcer le lien émotionnel et sémantique.
  • Construire des phrases contextuelles : Élaborez des phrases simples qui emploient le nouveau mot ou la nouvelle expression dans différents contextes. Par exemple, vous pourriez construire des phrases comme « Je t’aime quand tu souris » ou « Je t’aime, même les jours de pluie » pour explorer différentes utilisations de la phrase.
  • Employer des aides visuelles : Confectionnez des cartes mémoire ou des fiches où vous notez la phrase en néerlandais d’un côté et la traduction en français de l’autre. Vous pouvez aussi inclure des images ou des dessins associés pour renforcer le lien visuel.
  • S’entraîner régulièrement : Répétez la phrase régulièrement. Plus vous la répétez, plus elle deviendra familière et sera solidement ancrée dans votre mémoire.

Répétition espacée :

Une méthode fréquemment employée pour renforcer la mémorisation. Cette méthode est la répétition espacée. Répétez la phrase à des intervalles de temps de plus en plus longs pour consolider la mémoire à long terme : toutes les heures pendant un jour. Puis tous les jours pendant une semaine, puis tous les trois jours pendant un mois, puis toutes les semaines, répéter la pendant une heure…

Émotion et intérêt :

Si vous avez un intérêt personnel, l’information sera liée à celui-ci. En somme nous lions la nouvelle information à celle préexistante dans le cerveau.

Remarques :

Nous soulignons, encore un point important. Ces variétés de mémoires ne travaillent pas en solitaire. Elles collaborent pour créer une expérience cognitive. Les procédures de consolidation et de réminiscence sont cruciales pour transmettre les données entre les mémoires. Cela contribue et préserve la fonction mnémonique globale du cerveau.

https://www.sebastien-martinez.com/differents-types-de-memoire/

https://knowledgeone.ca/8-types-de-memoires-a-retenir/?lang=fr

https://www.science-et-vie.com/questions-reponses/quels-sont-les-cinq-types-de-memoire-62864.html

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