L’oubli est un apprentissage 2

Introduction

L’oubli vu comme une forme d’apprentissage dans le domaine de la psychologie et des neurosciences. Cette idée repose sur plusieurs concepts qui expliquent « pourquoi l’oubli peut être bénéfique et adaptatif ».

L’oubli : un processus adaptatif pour optimiser nos ressources cognitives

Introduction :

Dans notre société, l’oubli est souvent perçu comme un échec ou une faiblesse. Pourtant, dans le domaine de la psychologie et des neurosciences, l’oubli est un processus actif et adaptatif. Nous parlons évidemment de l’oubli non morbide et non lié à la maladie. Il permet

une réallocation des ressources cognitives

une adaptation aux circonstances changeantes

une consolidation sélective de la mémoire.

Dans cet article, nous allons explorer ces concepts et expliquer pourquoi l’oubli peut être bénéfique pour notre apprentissage et notre bien-être.

1. Réallocation des ressources cognitives :

L’oubli nous permet de sélectionner les informations à retenir et de concentrer notre attention sur ce qui est important à un moment donné. Notre cerveau dispose de ressources limitées, et l’oubli nous permet d’optimiser leur utilisation en éliminant les informations « futiles ».

Par exemple, lorsque nous apprenons de nouvelles connaissances, il est normal d’oublier certains détails moins importants. Cela nous permet de garder en mémoire les informations clés et de mieux les utiliser dans des contextes pertinents.

2. Adaptation aux circonstances changeantes :

L’oubli peut être une réponse adaptative à l’évolution des circonstances. Parfois, les informations que nous avons apprises deviennent obsolètes ou ne sont plus pertinentes. Dans de tels cas, l’oubli nous permet de mettre à jour notre base de connaissances et de prendre de meilleures décisions cognitives.

Par exemple, si nous avons appris une technique de résolution de problème qui ne fonctionne plus, il est important d’oublier cette approche obsolète et d’explorer de nouvelles stratégies plus efficaces.

3. Consolidation sélective de la mémoire :

L’oubli est bénéfique pour la consolidation de la mémoire.

Lorsque nous apprenons de nouvelles informations, notre cerveau les consolide en les répétant et en les renforçant. Cependant, toutes les informations ne sont pas également importantes et ne nécessitent pas la même attention. L’oubli permet une consolidation sélective de la mémoire, en renforçant les souvenirs les plus pertinents et en éliminant ceux qui sont moins importants. Cela rend nos souvenirs plus stables et durables, ce qui facilite leur récupération lorsque nous en avons besoin.

4. Élimination des informations inutiles :

Enfin, l’oubli élimine les informations inutiles, ce qui permet au cerveau de traiter de nouvelles informations de manière plus efficace. Notre cerveau est constamment bombardé d’informations provenant de notre environnement. Il filtre et de trie constamment ces informations pour éviter la surcharge cognitive. L’oubli élimine les informations inutiles et libère de l’espace mental pour de nouvelles connaissances. Cela améliore notre capacité à généraliser et à appliquer nos connaissances à des situations similaires.

Conclusion :

L’oubli fonctionne comme un processus actif et adaptatif dans le domaine de la psychologie et des neurosciences. Il permet une réallocation des ressources cognitives, une adaptation aux circonstances changeantes, une consolidation sélective de la mémoire et l’élimination des informations inutiles. Plutôt que de le considérer comme un échec, nous devrions voir l’oubli comme une stratégie adaptative qui optimise notre apprentissage et notre fonctionnement cognitif. Alors, ne vous inquiétez pas si vous oubliez certaines informations, votre cerveau est simplement en train de prioriser ce qui est vraiment important pour vous.

photo : @Lexica-art

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